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Comment choisir une application de compteur de sobriété : 11 critères qui comptent vraiment
Les applis de sobriété ne se valent pas. Les 11 critères pour choisir un compteur de sobriété ou une appli pour arrêter, de la confidentialité au suivi honnête.
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Une bonne application de compteur de sobriété, c’est celle que vous ouvrirez chaque jour pour faire un bilan honnête. Choisissez-en une qui protège vos données, qui vous laisse noter une journée difficile sans effacer vos progrès, et qui correspond à vos habitudes, à votre budget et à votre langue.
Les 11 questions ci-dessous valent pour tout outil de suivi de la sobriété, toute application pour arrêter de boire ou pour arrêter de fumer.
Ce qu’une application de compteur de sobriété peut faire, et ce qu’elle ne peut pas faire
Le suivi des habitudes s’appuie sur la recherche. Une analyse de 138 études a montré que suivre ses progrès aide à atteindre ses objectifs, surtout quand on les note.
Mais une application n’est pas un traitement, et les preuves restent limitées.
- Une revue Cochrane sur les outils numériques pour réduire l’alcool a constaté que les personnes ayant une consommation à risque buvaient environ 23 grammes d’alcool de moins par semaine (moins de 2 verres standard américains) que celles qui recevaient peu ou pas de soutien. Les auteurs précisent que l’effet réel pourrait être plus faible.
- Une revue Cochrane sur l’aide à l’arrêt du tabac par téléphone mobile a montré que les SMS automatisés aident à arrêter de fumer, mais que les preuves concernant les applications étaient trop faibles pour conclure.
Une application ne peut pas prendre en charge un sevrage, et un sevrage peut être dangereux.
- Alcool : si vous buvez beaucoup ou tous les jours, demandez un avis médical avant d’arrêter. Le NHS, le service de santé public britannique, prévient qu’un arrêt du jour au lendemain pourrait être néfaste si votre corps est dépendant de l’alcool. Des hallucinations, de forts tremblements ou des convulsions nécessitent des soins d’urgence.
- Sédatifs comme les benzodiazépines : le NIDA, l’institut américain de recherche sur les drogues, déconseille d’arrêter par vous-même, car le sevrage peut être sévère, voire mettre la vie en danger.
- Opioïdes : un médecin peut proposer des médicaments qui atténuent le sevrage. Après une pause, votre tolérance baisse, donc un écart expose à un risque plus élevé de surdose.
Utilisez un compteur en complément d’un accompagnement humain : un médecin, un intervenant en addictologie ou un groupe d’entraide comme les AA ou SMART Recovery.
Les différents types d’applications de sobriété et de suivi de l’arrêt
Les applications pour sortir d’une addiction se répartissent en quatre grandes catégories.
| Type | Ce qu’elle fait | Utile pour | Attention à |
|---|---|---|---|
| Compteurs et outils de suivi | Compte les jours, enregistre les bilans | Les progrès et les tendances | La remise à zéro après un écart |
| Programmes de coaching | Des cours, parfois un coach | Un cadre structuré | Le coût de l’abonnement |
| Applications d’entraide entre pairs | Forums, discussions, groupes | Du lien à toute heure | Ce que vous y partagez |
| Bloqueurs | Bloque les sites de paris, des applications ou des fils d’actualité | Jeux d’argent, réseaux sociaux, jeux vidéo | L’absence de suivi des progrès |
Ce guide porte sur les compteurs.
11 points à vérifier dans une application de compteur de sobriété
1. Confidentialité : où sont stockées vos données ?
Vos bilans peuvent révéler votre consommation d’alcool, vos paris ou votre consommation de drogues. La FTC, l’autorité américaine de protection des consommateurs, prévient que les applications de santé ne sont pas forcément couvertes par des lois sur la protection de la vie privée comme la loi américaine HIPAA, et que certaines utilisent vos données à des fins publicitaires, ou les partagent, voire les vendent.
Une étude de 2019 portant sur 36 applications contre la dépression et pour arrêter de fumer a montré que 29 d’entre elles transmettaient des données à Google ou à Facebook à des fins publicitaires ou d’analyse. Parmi les applications qui envoyaient des données à Google, moins de la moitié le signalaient.
Posez-vous ces questions :
- Dois-je créer un compte, donner une adresse e-mail ou un numéro de téléphone ?
- Mon journal est-il stocké sur mon téléphone ou sur les serveurs de l’entreprise ?
- La politique de confidentialité dit-elle clairement ce qui est partagé, et avec qui ?
2. Un suivi honnête : pouvez-vous noter une journée difficile sans tout perdre ?
Après un écart, certains compteurs ne connaissent qu’une seule réaction : le retour à zéro. Cela peut alimenter la pensée « J’ai tout gâché », que les chercheurs appellent l’effet de violation de l’abstinence. Selon cette théorie, les personnes qui voient un écart comme une situation difficile dont on peut tirer des leçons, et non comme la preuve d’un échec personnel, risquent moins de basculer dans une rechute complète.
Choisissez-en un qui enregistre la journée difficile, mais conserve votre date de départ, votre plus longue série et votre historique. Pour aller plus loin, lisez pourquoi remettre votre série à zéro peut se retourner contre vous.
3. Peut-elle suivre plusieurs habitudes ?
Les habitudes vont souvent de pair : l’alcool et la cigarette, ou les paris et les heures passées à scroller tard le soir. Une bonne application de suivi des addictions suit plusieurs habitudes à la fois, vous laisse ajouter les vôtres (comme la vapoteuse, le sucre ou l’arrêt du cannabis) et affiche chacune séparément.
4. Analyses : fait-elle ressortir vos tendances ?
Un compteur de jours vous dit depuis combien de temps. Les tendances vous montrent quand ça devient difficile. Parmi les analyses utiles : votre part de bonnes journées, ce mois-ci par rapport au mois dernier, et votre jour de la semaine le plus difficile. Si le vendredi ressort sans cesse, découvrez pourquoi le week-end est plus difficile et comment vous y préparer.
5. Étapes : valorise-t-elle les premiers jours ?
Cherchez des étapes précoces (1, 3 et 7 jours) en plus des étapes à long terme, et vérifiez ce que deviennent les badges obtenus après une journée difficile. Voici des idées pour fêter vos étapes de sobriété.
6. Le ton : bienveillant ou culpabilisant ?
Regardez ce que l’application affiche après une journée difficile. Un « Échec » en rouge fait mal quand on a déjà le moral en berne. Pour le découvrir dès le début, notez une journée difficile sur une habitude de test, puis supprimez-la. Le National Institute on Drug Abuse (NIDA) souligne que la stigmatisation peut rendre les personnes moins enclines à se faire soigner, et que certaines étiquettes peuvent réduire l’espoir d’une personne de pouvoir changer.
7. Contenus pédagogiques : sont-ils fiables ?
Les bonnes applications vous apprennent aussi des choses : comment fonctionnent les envies, ce que sont les déclencheurs, que faire dans les 10 prochaines minutes. Vérifiez qui a rédigé ces contenus et s’ils citent des sources de santé. Dans la revue Cochrane sur l’alcool, une analyse exploratoire a associé des contenus issus d’une source crédible à des effets plus importants.
Les notes en étoiles ne vous le diront pas. Une étude de 2015 sur des applications populaires pour réduire sa consommation d’alcool a montré qu’environ 1 sur 6 seulement faisait référence à la moindre donnée scientifique. Elle a aussi trouvé peu de lien entre les notes et les techniques de changement de comportement utilisées par une application.
8. Le prix : qu’est-ce qui est vraiment gratuit ?
Une application de sobriété gratuite peut quand même réserver des fonctions essentielles à un abonnement. Avant de vous engager, vérifiez :
- Quelles fonctions sont gratuites, et lesquelles sont payantes ?
- Existe-t-il un achat unique, ou seulement des paiements récurrents ?
- Y a-t-il des publicités ? Elles peuvent s’accompagner d’un partage de données.
- Pouvez-vous exporter vos données sans payer ?
9. Est-elle facile à utiliser dans votre langue ?
Vérifiez qu’elle existe dans votre langue, qu’elle fonctionne avec une grande taille de texte et un lecteur d’écran, et qu’un bilan ne prend que quelques secondes, même dans les moments de fatigue ou de contrariété.
10. Pouvez-vous antidater et modifier les jours passés ?
Peut-être avez-vous arrêté avant de trouver une application, ou oublié de faire votre bilan samedi. Cherchez un moyen de choisir une date de départ passée et de corriger les entrées précédentes. Gardez toutefois les journées difficiles : elles révèlent vos tendances.
11. Pouvez-vous récupérer vos données ?
Les téléphones se cassent, les applications disparaissent et les besoins évoluent. Cherchez une exportation vers un fichier que vous conservez, et un moyen de le restaurer. Avec une application de sobriété privée sans copie dans le cloud, les sauvegardes sont à votre charge.
Où se situe Guardian Angel (et ce que l’application ne fait pas)
Guardian Angel est un compteur de sobriété et un outil de suivi pour arrêter une habitude, conçu autour d’un bilan quotidien.
Ce qu’elle fait
- Confidentialité : aucun compte, et votre journal reste sur votre téléphone (seules les publicités et les achats utilisent le réseau).
- Journées difficiles : chaque habitude reçoit un bilan Bonne journée ou Journée difficile. Une journée difficile met fin à la série, et les badges perdus s’affichent avec la mention Obtenu auparavant. Votre date de départ, votre Série maximale, votre calendrier et l’historique de vos badges sont conservés.
- Ton : des mots bienveillants, comme « Une journée difficile fait aussi partie de votre histoire. »
- Habitudes : Alcool, Tabac, Jeux d’argent, Réseaux sociaux, Jeux vidéo, ou une habitude de votre choix. Votre série compte les jours où toutes vos habitudes ont eu une bonne journée.
- Aperçus : après 7 bilans, découvrez votre part de bonnes journées et la comparaison entre ce mois-ci et le mois dernier. Dès qu’un jour de la semaine compte 3 bilans, la carte Selon le jour peut le marquer Le plus dur ou Le plus facile s’il se démarque.
- Étapes : 11 badges de 1 jour à 3 ans, ainsi que l’argent économisé grâce à vos bonnes journées.
- Apprendre et SOS : des citations quotidiennes, 10 Conseils de Rétablissement, un écran SOS envie (guide de respiration, minuteur de 10 minutes) et des chronologies santé pour arrêter de boire ou de fumer, fondées sur des sources de l’OMS, du NHS et du NIAAA.
- Prix et langues : gratuite à télécharger, avec des publicités. Premium (y compris une formule à vie) supprime les publicités et ajoute des notes plus longues et des thèmes de couleur. L’application existe en 19 langues.
- Modification et sauvegarde : antidatez votre début, modifiez les jours passés, exportez ou restaurez un fichier de sauvegarde, le tout gratuitement.
- En plus : un rappel quotidien facultatif et, sur Android, un compteur de jours sur l’écran d’accueil.
Ce qu’elle ne fait pas
- Pas de forum, de discussion ni d’entraide entre pairs dans l’application.
- Pas de sauvegarde dans le cloud : exportez un fichier avant de changer de téléphone.
- Pas de compteur sur l’écran d’accueil de l’iPhone.
- Pas de coaching, de thérapie ni de traitement, et elle ne bloque ni applications ni sites.
Pour l’entraide entre pairs, ajoutez un groupe ou des réunions. Pour les jeux d’argent, ajoutez un bloqueur.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un compteur de sobriété ?
Un compteur de sobriété est une application qui compte les jours depuis que vous avez arrêté de boire, de consommer des drogues ou toute autre chose dont vous voulez vous libérer. Beaucoup enregistrent aussi des bilans et marquent les étapes. Il s’utilise en complément d’un traitement et d’un soutien, pas à leur place.
Quelle est la meilleure application pour suivre sa sobriété ?
Il n’existe pas de meilleure application de sobriété qui convienne à tout le monde. Comparez-en quelques-unes sur la confidentialité, leur façon de gérer une journée difficile, leur capacité à couvrir toutes vos habitudes et ce qui est gratuit, puis choisissez celle que vous ouvrirez vraiment. Si vous avez surtout besoin de lien, essayez une application d’entraide ou une réunion de groupe.
Existe-t-il une application de sobriété sans compte ?
Oui. Certains compteurs de jours de sobriété stockent tout sur votre téléphone et ne demandent jamais d’adresse e-mail ni d’inscription. Lisez la politique de confidentialité pour vérifier où vont vos données. La contrepartie : rien n’est enregistré dans le cloud, donc c’est à vous d’exporter vos sauvegardes.
Comment compter mes jours de sobriété ?
Choisissez comme date de départ le jour où vous avez arrêté, ou votre première journée complète sans cette habitude. Après un écart, vous pouvez garder votre date d’origine et noter la journée difficile, ou lancer un nouveau décompte. Les deux options sont valables.
Passez Guardian Angel au crible des 11 questions ci-dessus. L’application est gratuite à télécharger, avec une formule Premium en option.
Trouver de l’aide maintenant
- En cas d’urgence : appelez le 15 (France), le 112 (France, Belgique), le 144 (Suisse) ou le 911 (Canada) si vous êtes en danger ou faites un malaise, ou si une confusion, des hallucinations ou des convulsions apparaissent quand vous arrêtez de boire ou de consommer.
- Si vous pensez au suicide ou si tout devient trop lourd : appelez le 3114 (France), le 0800 32 123 (Belgique), le 143 (Suisse) ou le 9-8-8 (Canada, appel ou texto). Ces lignes répondent 24 h/24, en toute confidentialité.
- Pour l’alcool ou les drogues : 0 980 980 930 (alcool) ou 0 800 23 13 13 (drogues) en France ; 02 227 52 52 (Belgique) ; SafeZone.ch (Suisse, en ligne) ; 1 800 265-2626 (Québec, gratuit, 24 h/24).
- Pour le tabac : 39 89 (France), 0800 111 00 (Belgique), 0848 000 181 (Suisse), 1 866 527-7383 (Québec).
- Pour les jeux d’argent : 09 74 75 13 13 (France), 0800 35 777 (Belgique), 0800 040 080 (Suisse romande), 1 800 461-0140 (Québec).
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