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Réussir son Dry January : conseils pour tenir tout le mois (et choisir la suite)

Nos conseils pour le Dry January (Défi de janvier) : se préparer, gérer les soirées, tenir en semaine 2 et choisir la suite. Valable pour tout mois sans alcool.

Les conseils les plus utiles pour réussir le Dry January (ou Défi de janvier) sont simples : sachez pourquoi vous le faites, sortez l’alcool de chez vous, prévoyez ce que vous boirez et ce que vous direz à chaque occasion, et préparez-vous à la semaine 2, quand l’effet de nouveauté peut retomber. En cas d’écart, reprenez dès le lendemain plutôt que de tirer un trait sur le mois. Puis profitez de février pour décider de la suite.

Vous buvez tous les jours ou beaucoup, ou vous avez des tremblements, des sueurs ou un malaise quand vous ne buvez pas ? Parlez-en à un médecin avant d’arrêter. Si votre corps est dépendant de l’alcool, un arrêt brutal peut être dangereux. Le NHS, le service de santé public britannique, cite parmi les symptômes de sevrage les tremblements, les sueurs, la confusion, les hallucinations et les convulsions, qui apparaissent généralement dans les 6 à 12 heures qui suivent le dernier verre. Alcohol Change UK, l’association britannique qui organise le Dry January, précise que le défi ne convient pas aux personnes cliniquement dépendantes à l’alcool. Si une personne présente des symptômes graves après l’arrêt, comme une confusion ou des convulsions, appelez le numéro d’urgence local.

Les bienfaits du Dry January : ce que dit la recherche

Ces études sont surtout observationnelles : elles montrent des liens, pas des preuves.

  • Votre corps. Dans une petite étude de 2018, 94 personnes qui buvaient de façon modérée à importante et ont arrêté pendant un mois ont vu baisser leur tension artérielle et leur résistance à l’insuline (un facteur de risque de diabète), et ont perdu un peu de poids. Dans un groupe qui avait continué à boire, aucun changement significatif n’a été observé.
  • Votre consommation par la suite. Une étude de 2016 portant sur 857 participants a montré que six mois plus tard, les gens buvaient moins et avaient plus d’assurance pour refuser un verre. Très peu buvaient plus qu’avant.
  • Le quotidien. Selon les recherches d’Alcohol Change UK, 70 % des participants disaient mieux dormir et 86 % disaient avoir économisé de l’argent.

Comment réussir le Dry January : nos conseils pour se préparer

Suivez ces étapes avant le premier jour, ou dès aujourd’hui si vous avez déjà commencé. Selon une étude de 2026 portant sur 410 participants au Dry January, les gens avaient plus de chances d’aller jusqu’au bout s’ils se sentaient capables de refuser un verre, s’ils ne vivaient pas avec d’autres personnes qui boivent et s’ils relevaient le défi à plusieurs.

  1. Notez vos raisons. Le sommeil, l’argent, la santé, ou simplement la curiosité. Gardez-en une copie pour la semaine 2.
  2. Faites le vide chez vous. Donnez ce qui reste, et demandez aux personnes avec qui vous vivez de garder leurs bouteilles hors de vue.
  3. Trouvez un binôme. Avec une amie ou un collègue qui fait le mois avec vous, dire non devient plus facile.
  4. Prévoyez quoi boire à la place de l’alcool. De l’eau pétillante avec un zeste d’agrume, du ginger beer, du thé glacé, ou de la bière et du vin sans alcool. Aux États-Unis, selon la réglementation fédérale, une bière étiquetée « nonalcoholic » peut contenir un peu d’alcool (moins de 0,5 %), et seule la mention « alcohol free » signifie qu’elle n’en contient pas du tout. Les règles varient selon les pays : vérifiez l’étiquette.
  5. Regardez votre agenda de janvier. Entourez les anniversaires, les pots de début d’année au travail et les soirées match, et décidez dès maintenant de ce que vous ferez à chaque fois.
  6. Organisez votre soutien. Inscrivez-vous aux e-mails quotidiens gratuits d’Alcohol Change UK (en anglais), ou choisissez une personne à qui écrire les soirs difficiles.

Semaine après semaine : à quoi ressemble un mois de janvier sans alcool

Semaine Ce que vous pouvez ressentir Ce qui aide
Semaine 1 La motivation est forte Remplacer le rituel : une nouvelle boisson du soir, une balade
Semaine 2 L’effet de nouveauté retombe, les week-ends reviennent Prévoir chaque soirée, laisser passer les envies
Semaines 3 et 4 Les nouvelles habitudes commencent à s’installer Remarquer ce qui a changé, préparer février

Face à une envie de boire, vous n’avez ni à la combattre ni à y céder. Le NIAAA, l’institut américain de recherche sur l’alcool, suggère de l’accepter comme quelque chose de normal et de passager : elle ne dure pas, même quand on a l’impression du contraire. En attendant qu’elle passe, relisez vos raisons, appelez quelqu’un ou allez marcher.

Gérer les soirées et la pression

  • Préparez votre phrase avant de partir. « Je fais un mois sans alcool », ça suffit.
  • Commandez avant tout le monde. Avec une boisson sans alcool à la main, on vous proposera moins de verres à refuser.
  • Prévoyez votre départ. Sachez comment vous rentrerez, et partez quand vous le souhaitez.

Pour trouver les mots justes, voici 25 façons de refuser un verre.

Suivez vos jours sans alcool pendant le Dry January

Le NIAAA conseille de noter ses envies pendant une quinzaine de jours pour comprendre ce qui les déclenche. Chaque soir, notez :

  • Sans alcool aujourd’hui ? Oui ou non
  • Difficulté du jour, de 1 à 5 ?
  • Une envie ? Quand, et qu’est-ce qui l’a déclenchée ?
  • Une chose qui allait mieux

Sur votre téléphone, Guardian Angel vous permet d’ajouter une habitude Alcool le 1er janvier et de noter chaque jour comme Bonne journée ou Journée difficile. En février, l’onglet Aperçus affiche un récapitulatif de janvier : le nombre de bilans, vos bonnes journées et votre plus longue série.

Si vous faites un écart en cours de mois

Un verre le 14 janvier n’efface pas les 13 jours qui précèdent. Dans l’étude de 2016, même les personnes qui avaient bu pendant le mois buvaient moins six mois plus tard, bien que ce changement ait été plus fréquent chez celles qui étaient restées sans alcool tout le mois.

  1. Évitez le piège du « tant qu’à faire ». Un verre n’a pas à se transformer en week-end entier.
  2. Notez ce qui s’est passé : où, quand, avec qui, et ce que vous ressentiez.
  3. Changez une chose la prochaine fois, par exemple en apportant votre propre boisson ou en partant plus tôt.
  4. Reprenez le mois dès le lendemain.

Découvrez pourquoi un verre est un écart, pas une rechute.

Après le Dry January : continuer, boire moins ou se faire aider

Avant le 1er février, posez-vous ces questions : qu’est-ce qui a changé ? Quels jours ont été les plus durs ? Est-ce l’alcool qui m’a manqué, ou le rituel autour ? Est-ce que je comptais les jours jusqu’à février ?

Si c’est votre cas À envisager
Vous vous sentez mieux et voulez aller plus loin Continuer jusqu’à 60 ou 90 jours
Vous voulez reboire, mais moins Fixer des limites avant février
C’était bien plus dur que prévu En parler à un médecin

Continuer. Fixez une nouvelle date de fin, ou découvrez à quoi ressemble une vie « sober curious ».

Boire moins. Le NHS conseille de ne pas dépasser 14 unités d’alcool britanniques par semaine (environ 6 pintes de 568 ml de bière de force moyenne, ou 8 verres standard américains), réparties sur 3 jours ou plus, avec plusieurs jours sans alcool. Le NIAAA rappelle que pour les personnes qui boivent, moins, c’est mieux. Prévoyez votre premier verre au lieu de fêter le 1er février par une grosse soirée.

Le NIAAA ajoute que pour certaines personnes, le plus sûr est de ne pas boire du tout : par exemple en cas de grossesse ou de projet de grossesse, de prise de certains médicaments, de problème de santé que l’alcool peut aggraver, ou de difficulté à contrôler sa consommation.

Se faire aider. Avoir du mal à arrêter n’est pas une faiblesse de caractère : le NHS cite la difficulté à réduire sa consommation parmi les signes d’un trouble de l’usage de l’alcool. Un médecin peut vous présenter les options possibles, y compris des médicaments qui réduisent l’envie de boire, et notre guide explique comment arrêter de boire.

Sober October, Dry July et autres mois sans alcool

Le même plan fonctionne pour le Sober October, le Dry July ou un défi de 30 jours sans alcool, à commencer n’importe quel jour.

Dry January est une marque déposée d’Alcohol Change UK. Ce guide est indépendant.

Questions fréquentes

Quels sont les bienfaits du Dry January ?

Dans une petite étude de 2018, un mois sans alcool a fait baisser la tension artérielle et la résistance à l’insuline chez des personnes qui buvaient de façon modérée à importante. Une étude de 2016 portant sur 857 participants a montré que six mois plus tard, les gens buvaient moins et avaient plus d’assurance pour refuser un verre. Selon les recherches d’Alcohol Change UK, la plupart des participants disaient mieux dormir et avoir économisé de l’argent. Les données sont surtout observationnelles : ce sont donc des bienfaits probables, pas des garanties.

Peut-on boire de la bière sans alcool pendant le Dry January ?

C’est à vous de voir, et cela peut faciliter les soirées. Vérifiez l’étiquette, car certaines contiennent des traces d’alcool. Si en boire vous donne envie d’une vraie bière, laissez-la de côté pour l’instant.

Puis-je faire le Dry January sans danger si je bois tous les jours ?

Demandez d’abord un avis médical. Si vous buvez beaucoup ou tous les jours, votre corps est peut-être dépendant de l’alcool, et un arrêt brutal peut provoquer un sevrage dangereux. Si une personne devient confuse, voit ou entend des choses qui n’existent pas, ou fait des convulsions après l’arrêt, appelez le numéro d’urgence local.


Si vous cherchez un moyen simple de suivre votre Dry January, Guardian Angel vous propose un bilan quotidien pour l’alcool et un récapitulatif mensuel de vos bonnes journées. L’application est gratuite à télécharger, et votre journal reste sur votre téléphone.

Trouver de l’aide maintenant

  • En cas d’urgence : appelez le 15 (France), le 112 (France, Belgique), le 144 (Suisse) ou le 911 (Canada) si vous êtes en danger ou faites un malaise, ou si une confusion, des hallucinations, des convulsions ou de forts tremblements apparaissent quand vous réduisez ou arrêtez l’alcool. Le sevrage d’alcool peut être dangereux.
  • Si vous pensez au suicide ou si tout devient trop lourd : appelez le 3114 (France), le 0800 32 123 (Belgique), le 143 (Suisse) ou le 9-8-8 (Canada, appel ou texto). Ces lignes répondent 24 h/24, en toute confidentialité.
  • Pour parler de votre consommation d’alcool : Alcool Info Service, 0 980 980 930 (France, 7 j/7 de 8 h à 2 h) ; Infor Drogues & Addictions, 02 227 52 52 (Belgique) ; SafeZone.ch (Suisse, conseil en ligne gratuit et anonyme) ; Drogue : aide et référence, 1 800 265-2626 (Québec, gratuit, 24 h/24).
  • Dans un autre pays ? Find a Helpline répertorie des lignes d’écoute gratuites et confidentielles, pays par pays.